Éthique du site

Il y a parmi les oiseaux des espèces plus appréciées que d’autres par les hommes pour leur beauté, leur chant ou leur bonne réputation : ainsi les hirondelles, symboles du printemps, et les rouge-gorges, compagnons du jardinier, sont aimés de tous. D’autres en revanche n’ont pas su gagner leur sympathie : c’est le cas des corbeaux et des pigeons, qui traînent derrière eux une mauvaise réputation.
En effet, tous deux sont jugés laids par leur plumage terne, et leurs vocalises sont loin d’être appréciées. Le corbeau a cependant l’avantage d’être distingué des autres par son intelligence. Le pigeon, lui, est souvent considéré comme bête et inutile (on insulte de « pigeon » un homme qui ne réfléchit pas trop et se laisse duper) : son roucoulement agace, ses fientes sont accusées de ronger les monuments, et surtout, on dit de lui qu’il est malade et porteur de maladies. Enfin, sa présence en ville est due à l’homme, qui l’a domestiqué il y a plus de 5000 ans. Aujourd’hui, l’espèce est en surpopulation dans la plupart des villes.

Mais alors, pourquoi avoir décidé de prendre soin de ces oiseaux qui sont déjà trop nombreux ? Pourquoi ne pas préférer s’occuper des espèce protégées et menacées ? Quelles sont les démarches à respecter pour prendre soin au mieux de ces oiseaux, en respectant leur besoin sans aggraver encore leur surpopulation ?

 

Rétrospective

La passion des oiseaux m’est venue lorsque j’étais enfant. Très jeune, j’ai d’abord aimé les papillons, puis les chauve-souris, avant de me focaliser sur les êtres à plumes. Je recevais à Noël et à mes anniversaires des livres sur les oiseaux et je passais des heures à les feuilleter, désirant apprendre le plus de choses sur eux. Je les observais, bricolais des mangeoires et des nichoirs, remplissais des petits carnets avec mes observations et inventais des histoires et des bandes dessinées les mettant en scène. Mes premières écritures d’invention à l’école primaire étaient des histoires de sauvetages que j’inventais, et lorsqu’on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais que je voulais créer un refuge pour les oiseaux. Sur mes cahiers d’école, je dessinais des petits oiseaux : j’avais déjà à l’époque un fort intérêt pour les corvidés, alors je dessinais des pies et des corneilles un peu partout. Rien ne me prédestinait à m’intéresser aux pigeons : je croyais, comme tout le monde, qu’ils étaient porteurs de maladies. Un jour, un jeune ramier était tombé du nid dans la cour de l’école : je m’en étais approchée, mais je ne l’avais pas touché, de peur d’être malade. Le pauvre mourut entre les mains d’un jeune garçon mal éduqué qui avait décidé de se servir de lui comme d’un ballon de foot… Ce soir là, je suis rentrée de l’école en pleurant ; et les jours suivant, je regardais tristement le sang et les plumes qui demeuraient à l’endroit de sa mort.

L’élément déclencheur se déroula à peu près à cette époque là, un soir après l’école. Mon beau-père était rentré du travail avec une cage dans les mains. A l’intérieur, deux petits pigeons bisets de trois semaines environ. Il avait à l’époque une connaissance qui avait des nids de pigeons dans son grenier : cet homme les laissait se reproduire et mangeait des pigeonneaux de temps en temps. Ces deux petits pigeons avaient été dénichés et m’avaient été offert en cadeau…
Bien que l’idée n’enchantait pas ma mère, nous avons élevé les deux pigeonneaux dans la cuisine avec des graines de blé que nous leur mettions dans le bec. Je ne savais pas, à l’époque, de quelle manière il fallait procéder. Le plus petit des deux mourut, le plus vif grandit et devint adulte. N’ayant les moyens de le garder dans notre appartement en centre ville, nous l’avons amené chez mon arrière grand mère. Il vécut plusieurs mois chez elle, devint de plus en plus sauvage et partait de plus en plus longtemps. Un jour, il ne revint pas.

Les années suivantes, il m’arrivait de trouver des pigeons blessés ou malades. Je faisais mon possible pour les aider sur place, en leur apportant des graines, mais je n’osais pas les ramener à la maison de peur de me faire disputer. Nous avons déménagé plus tard à la campagne. A ce moment là, j’ai trouvé un pigeonneau tombé du nid et l’ai ramené en cachette à la maison. Par chance, il y avait dans le village de mon arrière grand mère un couple qui avait une volière avec un pigeon tout seul : je pus leur confier et il finit sa vie là bas.

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Un des premiers pigeonneaux que j’ai récupéré

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Le même quelques mois plus tard, en volière

 

Au début du collège, je continuais à m’intéresser aux oiseaux, sans pour autant trouver de pigeons en détresse. Ce n’est qu’en 4ème-3ème que je commençais à aller de plus souvent en ville, et donc à trouver des pigeons…
Et puis en l’espace de quelques jours, je trouvais trois pigeons en ville : deux pigeonneaux à deux endroits différents, et un adulte avec une aile cassée. Un des deux petits était malade et ne vécut pas longtemps. Ma mère m’autorisa à les garder provisoirement en attendant de leur trouver un foyer d’accueil.

A gauche, le pigeonneau malade.

A gauche, le pigeonneau malade.

Les deux pigeons à leur arrivée au refuge de l'Arche de Noé

Les deux pigeons à leur arrivée au refuge de l’Arche de Noé

En 2012, pour Noël, mon beau-père me construit une volière au fond du jardin. C’était comme le plus beau jour de ma vie ! J’allais enfin pouvoir récupérer des pigeons sans les cacher. La seule condition était de ne pas garder de pigeons définitivement : tous les pigeons devaient être relâchés ou confiés à un refuge. Impossible dès lors de dire combien de pigeons j’eus en soin…

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Quelques uns des premiers habitants de la volière

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Au fur et à mesure, je récupérais de plus en plus de pigeons : il m’arrivait de passer des matinées entières à me promener en ville à l’affût du moindre pigeon dans le besoin. Parfois, je récupérais jusqu’à 3 ou 4 pigeons en une seule semaine. J’apprenais de plus en plus de choses sur eux : leurs maladies, leur comportement… Le seul bémol était la sécurité de la volière : malgré plusieurs modifications, la volière n’était pas totalement sécurisée contre les prédateurs, et plusieurs pigeons y passèrent… jusqu’en 2015, ou j’ai rencontré Maëlle. Pour Noël, elle et son beau-père me construirent une volière dans leur jardin, et c’est désormais à deux que nous soignons les pigeons.

 

Pourquoi les pigeons ?

Bien qu’il m’arrive de récupérer d’autres oiseaux (principalement des corvidés, mais aussi quelques petits passereaux), je soigne principalement les pigeons. Plusieurs raisons expliquent cela…

– En ville, les pigeons sont omniprésents : il est très commun de tomber sur un pigeon blessé ou malade dans un coin de rue, contre une marche d’escalier, devant une porte… La plupart des autres oiseaux ne sont pas si proches de l’homme.
– Les pigeons ont un statut juridique particulier : ce sont des animaux marrons ou féraux, c’est à dire qu’ils ont été domestiqués par l’homme puis ont été relâchés dans la nature, ou se sont échappés et acclimatés. Les pigeons sont donc en partie domestiques : je peux les garder chez moi sans risquer d’amende. Ce n’est pas le cas de la quasi-totalité du reste de l’avifaune française.

Mais ça n’explique pas tout : pourquoi récupérer les pigeons s’ils sont déjà en surpopulation ? Simplement parce que même s’ils ne sont pas protégés, qu’on le veuille ou non, ils font maintenant partie de l’avifaune française… et sont souvent victimes des activités de l’homme. La plupart des fractures de l’aile ou de la patte chez les pigeons sont dues à une collision avec une voiture. D’autres se heurtent aux vitres ou se font attaquer par des chats (plus ou moins à cause des hommes). Les pigeonneaux en revanche tombent souvent du nid tout seuls : il faut croire qu’ils ne sont pas très doués… Peut être que cette sélection naturelle vient palier le fait que les pigeons se reproduisent toute l’année. Cependant, sélection naturelle ou non, je n’imagine pas une seconde laisser un pigeonneau tombé du nid tout seul sans avoir le moindre remord…

 

Respect des besoins naturels du pigeon et lutte contre la surpopulation

Les pigeons, contrairement aux poules ou aux autres oiseaux souvent élevés pour leur chair, ont des besoins particuliers. Les pigeons sont des oiseaux équipés pour le vol (d’où les pigeons voyageurs) et il est impensable à mes yeux de garder en captivité un pigeon valide au delà de la période nécessaire à leur remise en forme. C’est la raison pour laquelle la volière ici sert pour les pigeons handicapés, et les pigeons valides y séjournent le temps de leur convalescence.

Un groupe de pigeons soignés après leur relâcher

Un groupe de pigeons soignés après leur relâcher

Il me semble donc pertinent d’affirmer que la semi-liberté est le mieux pour les pigeons. D’une part, ils peuvent voler à leur guise et rentrer le soir pour se nourrir et dormir en sécurité. D’autre part, les pigeons ayant la particularité de se reproduire toute l’année, la semi-liberté permet de contrôler les couvées en retirant les oeufs et en les remplaçant par des faux, en installant des nids dans la volière.
Le seul inconvénient est que l’on se retrouve rapidement débordés par le nombre de pigeons en volière… D’après ce que j’ai pu constater ces dernières années, au bout de quelques mois, des groupes/couples se forment parmi les pigeons et ils se dispersent aux alentours de la volière, revenant de moins en moins souvent. Il n’est alors plus possible de contrôler leur population… Mais l’avantage est qu’à la campagne, les pigeons ont des prédateurs naturels (rapaces). C’est dur à entendre lorsqu’on tient à ses pigeons comme à des animaux de compagnie, mais ils font partie de la faune sauvage et sont des proies… Et je préfère mille fois qu’un pigeon que j’ai soigné finisse entre les serres d’un faucon que sous les roues d’une voiture. La vie qu’on leur offre après leur sauvetage est déjà un « extra »… Cela n’est que mon avis et je comprends aussi celui d’autres personnes qui préfèrent leur sécurité avant leur liberté. Mais… Pour moi la liberté passe avant tout. Et aimer les pigeons, c’est les aimer tels qu’ils sont : libres et imprévisibles. Ne pas savoir où ils sont, ce qu’ils font, s’ils vont bien… mais seulement les savoir libres. Les voir voler dans l’immensité du ciel, sans barrière, grillage ou filet, c’est, il me semble, avoir réussi un sauvetage.

 

 

Les pigeons et la volière en février

Bonjour,

Quelques petites nouveautés depuis le dernier article 🙂

La volière a été nettement améliorée avec de nouveaux abris, un étage, et même une rampe spéciale pour les pigeons handicapés.  Depuis deux semaines, nous avons commencé à lâcher tous les pigeons le week-end, afin de leur faire profiter du beau temps, mais surtout de la liberté.
La semi-liberté comporte des risques, certes, mais il me semble que le vol est quelque chose d’essentiel pour les pigeons, ce sont clairement des oiseaux faits pour ça et je ne supporterais pas de garder un oiseau valide en volière.

Seulement… Tout n’est pas si simple, et nous avons eu quelques problèmes concernant les relâchers.
Nous avons donc 4 pigeons :

Deux pigeons handicapés, gardés en permanence :

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Jean-Pi, mâle recueilli lorsqu’il était jeune, a contracté la paramyxovirose et ne peut pas être relâché

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Pierre, mâle trouvé adulte avec une aile cassée

Deux pigeons valides prêts à être relâchés :

Paule, femelle trouvée tombée du nid en décembre

Paule, femelle trouvée tombée du nid en décembre

Jacqueline, femelle trouvée en janvier avec toutes les rémiges primaires d'une aile arrachées ; elle était incapable de voler

Jacqueline, femelle trouvée en janvier avec toutes les rémiges primaires d’une aile arrachées ; elle était incapable de voler

Nous avions donc prévu de procéder ainsi :

  • Garder les deux pigeons handicapés et éventuellement leur trouver une compagne handicapée plus tard
  • Relâcher Paule et Jacqueline ensemble. Il est très fortement déconseillé de relâcher un pigeon élevé par l’homme seul, je les relâche toujours par 2 minimum. Ainsi, Paule, élevée à la main, devait être relâchée avec Jacqueline, afin qu’elles puissent s’intégrer à un groupe de pigeons.

Bien sûr, les choses ne se sont pas passées comme prévu, car…

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… Jacqueline et Pierre sont en couple. Et cela pose un gros problème :

D’une part, Jacqueline vole parfaitement et Pierre est handicapé. Ils ne peuvent pas être relâchés ensemble, et nous ne pouvons pas les garder dans la volière.
D’autre part, nous comptions sur Jacqueline pour relâcher Paule, ce qui est impossible à présent…

Nous sommes donc plutôt démunies face à la situation. Deux solutions s’offrent à nous :

1) Séparer Pierre et Jacqueline, et relâcher les deux femelles ensemble, en sachant que Jacqueline risque de revenir : Paule se retrouverait donc seule
2) Attendre de récupérer un pigeonneau, l’élever et le relâcher avec Paule.

Nous avons donc choisi la deuxième solution. Oui, mais… Nous n’avons pas trouvé de pigeonneau depuis décembre (ce qui est plutôt rare, puisqu’à une époque, il m’arrivait de trouver 2/3 pigeons blessés ou tombés du nid par semaine), et nous ne pouvons pas nous permettre de garder des pigeons valides dans la volière, qui est réservée aux handicapés.

Pour le moment, le seul moyen que nous avons trouvé pour qu’ils puissent jouir d’un peu de liberté est de les lâcher les week-end dans le jardin (sous surveillance pour les handicapés).

Première sortie des pigeons il y a 2 semaines, sous haute surveillance

Première sortie des pigeons il y a 2 semaines, sous haute surveillance

Pierre au premier plan, le dominant de la volière

Pierre au premier plan, le dominant de la volière

Voilà pourquoi il faut faire très attention avec les pigeons qui ont eu la PMV : Jean-Pi, incapable de voler en temps normal (il n'essaye même pas), a instinctivement suivi Paule lorsqu'elle s'est envolée sur le toit des voisins. Il s'est retrouvé très en hauteur et, complètement perdu, est tombé dans le jardin des voisins. Plus de peur que de mal, nous l'avons récupéré sain et sauf. Mais il faut toujours pouvoir garder la situation sous contrôle.

Voilà pourquoi il faut faire très attention avec les pigeons qui ont eu la PMV : Jean-Pi, incapable de voler en temps normal (il n’essaye même pas), a instinctivement suivi Paule lorsqu’elle s’est envolée sur le toit des voisins. Il s’est retrouvé très en hauteur et, complètement perdu, est tombé dans le jardin des voisins. Plus de peur que de mal, nous l’avons récupéré sain et sauf. Mais il faut toujours pouvoir garder la situation sous contrôle.

Les pigeons apprécient particulièrement ce tas de bois, où ils peuvent grimper et se reposer en hauteur. Même Jean-Pi y arrive...

Les pigeons apprécient particulièrement ce tas de bois, où ils peuvent grimper et se reposer en hauteur. Même Jean-Pi y arrive…

Envolée des pigeonnes sur le toit

Envolée des pigeonnes sur le toit

Ce sont les seules capables de voler correctement

Ce sont les seules capables de voler correctement

Pendant qu'elles se dégourdissent les ailes, Pierre se repose sur les morceaux de bois

Pendant qu’elles se dégourdissent les ailes, Pierre se repose sur les morceaux de bois

Après la sortie, les pigeons rentrent d'eux mêmes dans la volière

Après la sortie, les pigeons rentrent d’eux mêmes dans la volière

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Petite précision concernant le morceau de pain que nous pouvons voir sur ces photos. Nous savons bien que le pain n’est pas un aliment naturel ni sain pour les pigeons, car il est très pauvre et peut leur donner des carences. Cependant, nous nous permettons de leur en donner exceptionnellement, pour la simple raison qu’en ville, ils ne pourront pas trouver de graines tous les jours, et leur alimentation sera en grande partie constituée de pain. Nous voyons bien que les pigeons habitués à la ville (Pierre, Jacqueline) ont le réflexe de manger le pain, alors que Jean-Pi et surtout Paule n’y touchent pas, parce qu’ils ont été habitués aux graines depuis tout petits. Il faut donc que Paule apprenne à manger de tout, même ce qui est mauvais pour elle… Evidemment, si nous avions une immense volière avec des champs et pas de voisin autours, nous n’aurions pas à faire ça. A l’avenir nous allons tenter de diversifier au maximum leur alimentation mais avec des aliments plus sains : pois, maïs, salade verte…

La volière et ses installations :
Elles changent de place quasiment chaque semaine, en fonction de l’utilisation des abris, afin de les optimiser au maximum.

Une rampe, reliant le sol à un étage, pour les non-volants. De gauche à droite : Paule, Pierre, Jacqueline

Une rampe, reliant le sol à un étage, pour les non-volants.

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De gauche à droite : Paule, Pierre, Jacqueline

Des perchoirs

Des perchoirs

Divers abris et installations

Divers abris et installations

Jean-Pi sur l'étage, petite crise de PMV

Jean-Pi sur l’étage, petite crise de PMV

L'échelle rouge permet à Pierre d'aller tout en haut

L’échelle rouge permet à Pierre d’aller tout en haut

Pour ce qui concerne le lâcher des pigeons en liberté, il doit bien sûr être pratiqué sous surveillance et nécessite que l’on connaisse bien ses pigeons et leur comportement : par exemple, en lâchant Jacqueline, nous savions qu’elle aurait pu repartir à Strasbourg (là où nous l’avons trouvée), ou rester en compagnie de Pierre. Elle a choisi la seconde option.

(Ps : nous avons investi dans un nouvel appareil photo… afin de pouvoir poster des photos de bonne qualité sur le blog 🙂 )

Relâcher de Jacques

Dimanche Jacques a retrouvé sa liberté.
Ce gros pigeon noir avait été trouvé devant la cathédrale de Strasbourg avec une patte cassée et plus de rectrices (plumes de la queue). Il était totalement incapable de voler et de marcher, et avait les symptômes de la PMV.

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La première semaine, il ne marchait pas du tout et restait allongé. Il a ensuite commencé à se déplacer sans chercher à voler, puis a retrouvé plus tard l’usage de ses ailes.

Sa patte s’est ressoudée toute seule en quelques semaines, ses plumes ont repoussé, et sa petite PMV est partie (c’était très léger, quelques torticolis et tours en rond qui ont duré moins d’une semaine avant de disparaître totalement)

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Après deux ou trois semaines de volière pour se remuscler, quand ses plumes eurent repoussé, nous l’avons relâché là où il avait été trouvé.

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Dans le tram…

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Et le meilleur moment, l’ouverture de la porte !

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Jacques est bagué. Espérons que ça lui évite quelques déboires avec les sociétés de piégeage…
Bonne chance !

Aménagement de la nouvelle volière

Ce week-end, nous avons fait quelques travaux dans la volière.

Quand nous nettoyons la volière, les pigeons sont enfermés dans un abri afin qu’ils ne s’échappent pas.

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Jean-Pi au premier plan puis Paul, Jacques et Jacqueline

Il y a tout de même un petit privilégié: Pierre, qui, en raison de sa fracture à l’aile, ne peut pas voler. Il a donc le droit de se promener dans le jardin.

Nous l’emmenerons dès que possible chez le vétérinaire ; pour son aile, plus rien n’est possible (il aurait fallu le faire le jour où je l’ai trouvé, or c’était un lundi et j’avais cours toute la semaine). Comme son aile traîne totalement par terre, nous allons voir avec le vétérinaire si une amputation (même partielle) est possible. En attendant, nous avons décidé de couper ses rémiges primaires.

Je tiens à préciser que je suis absolument contre la taille des ailes, chez les perroquets principalement mais aussi sur tous les oiseaux valides. Un oiseau dont les deux ailes sont fonctionnelles doit pouvoir voler et nous n’avons en aucun cas à choisir pour eux ! Mais ce cas là est particulier: Pierre ne pourra plus jamais voler, et son aile traîne dans les fientes, il marche dessus, doit la soulever pour être à l’aise, ce qui lui fait très probablement mal. Ce n’est donc en aucun cas pour le garder près de nous que nous avons décidé de faire cela, mais pour qu’il soit plus à l’aise.

Le même problème se pose chez Jean-Pi mais d’un autre angle. Ses ailes sont fonctionnelles, mais comme il a la PMV, s’il s’envole, il risque de se faire très mal et de se pencher dans un recoin inaccessible. Normalement, avec cette maladie, il ne peut pas voler. Mais il est imprévisible et pourrait décoller si quelque chose l’effraie.
Pour le moment je préfère ne pas le laisser sortir: l’idée de mutiler son aile m’horrifie. Mais je cherche le juste milieu entre captivité et accès au jardin.

Voilà donc Pierre qui profite du jardin et de la neige !

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Son endroit préferé: les bûches de bois. Il monte tout seul et s’allonge, fait ses plumes… Pendant que nous nettoyons. Il n’est pas du tout craintif et mange dans la main.

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Voici les nouveaux aménagements, ça prend forme !

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Oui, mon « vieil » abri est très sale, nous le nettoieront quand les températures nous le permettront. La petite porte sera retirée.

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Deux perchoirs fait maison :

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Pierre après sa sortie. Il rentre tout seul dans sa volière et particulièrement dans cet abri…

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Les trois autres dans le nouvel abri au sol.

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Mille mercis encore à Charly pour la volière et à Valérie qui prend soin des oiseaux en changeant leur eau glacée en notre absence. Merci merci merci ❤

Les nouveautés de 2016

Bonjour et désolée de ne pas avoir posté depuis… août !

En effet, je suis entrée en classe préparatoire en septembre, ce qui me laisse peu de temps pour me consacrer à ma passion… Ayant quitté le domicile familial, j’ai laissé ma volière à l’abandon : trop peu sécurisée, je ne pouvais de toute façon plus y loger d’oiseaux sans craindre qu’ils soient attaqués, comme ce fut le cas l’an passé… Elle avait été construite par mon beau-père en 2012, mais dès le départ avait beaucoup de failles que je n’avais pas su voir. Elle sera probablement détruite au cour de l’année…

Entre temps j’ai fait la rencontre de Maëlle, qui de son côté récupère des rats. Dans son jardin, elle et ses parents (que je remercie du fond du cœur !) m’ont construit pour Noël une magnifique volière entièrement sécurisée, dans laquelle je peux enfin récupérer des oiseaux en toute tranquillité.

Renouer avec ma passion m’a permis de me rendre compte que soigner les oiseaux est vraiment ce que je veux faire de ma vie, ainsi je pense finir mon année de prépa puis me diriger vers une autre formation. Mon rêve le plus cher (et ce, depuis que je suis à l’école primaire), serait d’ouvrir une structure de soins aux oiseaux (un centre de sauvegarde). Découragée l’an passé par des discours plutôt dissuasifs (les centres embauchent très peu, leur situation économique n’est pas stable, passer le certificat de capacité est très difficile…), j’ai décidé cette fois d’aller au bout de mes convictions et de tout mettre en oeuvre pour parvenir à faire de cette passion mon métier.
Comment ? Pour l’instant, je n’en ai pas la moindre idée…

Voici donc quelques photos de notre nouvelle volière qui prend forme tout doucement : pour l’instant, tous les abris ne sont pas encore faits, certains sont encore sous la forme de « projets » (c’est à dire : ils sont en carton), mais bientôt la volière disposera de perchoirs et de rampes d’accès pour les pigeons handicapés.

L’intérieur, tel qu’il est aménagé au 12 janvier :

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Certaines parties vont encore être améliorées, comme par exemple le système d’évacuation de l’eau (nous nettoyons la volière avec un jet d’eau).
La volière vide pendant le nettoyage, avec Jean-Pi devant :

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Ce week-end, nous avons aménagé la volière avec un abri fabriqué à partir de planches de bois récupérées dans la rue.

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La trappe sur le dessus permet de nettoyer l’étage et de vérifier la présence des oiseaux.
Une rampe permet aux oiseaux handicapés (ou pas très doués) de monter vers l’étage.

Et enfin : les habitants de la volière ! Actuellement au nombre de 5 (le 6e fut relâché hier)

Les résidents permanents :
Ce sont des pigeons handicapés ou malades qui ne peuvent pas être relâchés.

 

  • Jean-Pi

C’est un pigeon que j’ai récupéré tout petit, son nid avait été détruit.
Au moment de le relâcher, il a attrapé la paramyxovirose, et ne peut plus se débrouiller seul dans la nature. Il peut manger et boire seul, mais n’est pas capable de voler correctement. Nous le gardons donc définitivement (il est plus ou moins imprégné)

  • Pierre

Trouvé la semaine dernière, il a une aile cassée. La blessure ne semblait pas fraîche au moment où je l’ai trouvé (il se nourrissait mais son aile trainaît), et je n’ai pas pu l’emmener chez le vétérinaire (prépa…). C’est le pigeon adulte le plus calme que j’ai récupéré : il mange dans la main et n’est pas du tout stressé par les hommes. Nous le laissons en liberté dans le jardin quand nous nettoyons la volière.

Les résidents provisoires :
Ce sont des pigeons qui seront bientôt relâchés suite à un problème mineur :

 

  • Paul

J’ai trouvé Paul le 10 décembre (jour de l’anniversaire de mon arrière grand mère Paulette, d’où son nom). C’est un pigeonneau très agressif et sauvage, qui passe son temps à piailler et attaque dès qu’on s’approche.

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  • Jacques

Trouvé par Maëlle près de la cathédrale de Strasbourg, il avait une patte cassée et n’avait plus aucune rectrice. Après deux semaines de repos au chaud avec eaux et graines à volonté, il tient debout. Ses plumes ont repoussé, il sera relâché bientôt.

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  • Jacqueline

Nous l’avons trouvée samedi, au même endroit que Jacques (d’où son nom). Il semblerait que ce soit une femelle mais c’est souvent difficile à déterminer. Elle était devant la cathédrale et marchait seule très tôt le matin, sans aucun autre pigeon aux alentours. En nous approchant, nous avons vu qu’elle n’avait plus de rémiges, comme si elles avaient été arrachées. Elle ne pourra plus voler avant un mois environ, donc nous attendons que ses plumes repoussent. Elle est très vive et stressée.

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On remarque bien l’absence de rémiges (longues plumes) à l’aile droite.

La volière a été aménagée au mieux avec les moyens dont nous disposions, afin de répondre aux besoins des pigeons. Elle comporte une mangeoire et un abreuvoir, deux abris dont un en bois, un perchoir, et une petite bassine pour qu’ils puissent se baigner, avec des pierres au fond pour qu’ils ne glissent pas.

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De gauche à droite : Jean-Pi, Jacques et Paul

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Sur l’abri : un pigeon relâché depuis, et Paul / En bas de gauche à droite : Jean-Pi, Jacques, Pierre et Jacqueline

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Jean-Pi et Jacqueline s’abreuvant

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Tous sauf Jacqueline, cachée dans l’abri en bois

Mille mercis à Charly pour son implication et le temps qu’il a passé à réaliser cette volière, à Valérie, qui malgré sa peur des oiseaux a accepté qu’une volière soit construite en face de sa fenêtre, et à Maëlle pour le plus beau des cadeaux ❤